L'histoire de Panloy

Avant d’être un monument historique de Charente Maritime, le château de PANLOY était probablement un moulin à eau dont la chute sert toujours à réguler le débit des ruisseaux du parc.

En 1409, PANLOY apparaît, pour la première fois, conjointement avec LA TOUR (SAINT SATURNIN DE SECHAUD, commune de PORT D’ENVAUX), dans un « aveu rendu » au Roi par Guillaume de RANSANNES.

Vers 1537, dans les papiers concernant PANLOY, nous voyons apparaître le nom de Daniel MOREAU. Il épousa, sans doute, une des filles de Jeanne de RANSANNE, épouse d’ISLE. On lui attribue la construction, du Château de PANLOY, de style Renaissance, vers les années 1600, le pigeonnier étant daté de 1620.
(De cette époque, il ne reste que le pavillon de droite, une cave et le pigeonnier.)

En 1683, PANLOY est vendu « par décret » (les MOREAU étant vraisemblablement protestants) à Joseph LE BRETON, Seigneur de FAYE, Conseiller au Parlement de Bordeaux. Il se qualifie alors, de Seigneur de PANLOY, SAINT SATURIN et LA TOUR.

A sa mort, PANLOY revient à son fils, Joseph II, puis à sa petite fille, Anne Marie.

Elle épouse, Pierre-Henri SARIT, écuyer, Baron de la CHAUME (PONT L’ABBE D’ARNOULT) en 1732,.

En 1760, leur fille, Marie SARIT de la CHAUME épouse Jacques Barthélémy MICHEL, Baron de SAINT DIZANT. Il trouve PANLOY en ruine et le fait reconstruire de style LOUIS XV, tel qu’il est actuellement, avec des toits à la Mansart, pour recevoir son ami, Le Maréchal Duc de Richelieu, neveu du Cardinal, qui n’y viendra jamais.

Puis le Baron de SAINT DIZANT meurt en 1779, laissant PANLOY et LA TOUR à sa fille Anne Marie,

Finalement, c’est par le mariage d’Anne Marie MICHEL de SAINT DIZANT, avec Henri, Marquis de GRAILLY, PANLOY et LA TOUR arrivent dans la famille de GRAILLY en 1785.

En 1791, les événements, dus à la Révolution, prenant de plus en plus mauvaise tournure Henri de GRAILLY songe à émigrer, ce qu’il fait un peu plus tard. Sa femme divorce le 25 Frimaire,an II (16 décembre 1793) « suivant l’acte de RAUZET, officier public à Bordeaux ». Elle sera désormais la citoyenne de GRAILLY, ce qui lui permet de garder PANLOY et ses terres. Amnistié, Henri rentre d’émigration en 1803.

En 1851, Leur petit fils, Gaston de GRAILLY, épouse Marie Julie PIET de BEAUREPAIRE, très richement dotée.

Et en 1870, Gaston décide de faire des transformations à PANLOY; il commence par construire des écuries et un chenil pour accueillir ses chevaux et la meute du Rallye Saint Hilaire qu’il créa en 1863 ; il rajoute la galerie, fait supprimer les toits à la Mansart et les remplacent par les toits actuels.

Jusqu’en 1939, PANLOY était une maison de campagne où la famille se réfugiait l’été. Aujourd’hui, Le Château de PANLOY est inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.

PANLOY qui appartient toujours à la famille de Grailly, ouvre ses portes à la visite et organise des manifestations artistiques et culturelles.

Pigeonnier_Panloy_carte_postale_ancienne
chateau_Panloy_carte_postale

La famille de Grailly

A peu de distance de la ville de GEX ou de DIVONNE LES BAINS (aujourd’hui dans le département de l’Ain) se trouve le village de GRILLY et les ruines du château du même nom, mentionné dès le XIème siècle. C’est le berceau de la famille.

Bien que l’on ait connaissance du nom dès 970, le premier connu, Gérard, sire de GRAILLY signa la PAIX de GEX en 1120. A cette époque, la famille de GRAILLY apparaît comme ancienne et assez puissante, possédant l’important château de GRILLY, un hôtel à Genève, une sépulture familiale dans l’Abbaye de BONMONT, des fiefs, entre autres ceux de COPPET, ROLLE, VILLAGRAND, PANGIN, en Savoie, au pays de Gex et sur les deux rives du Lac Léman.

Jean Ier de Grailly est un personnage historique qui vécut à la fin du XIIIe siècle et au début du XIVe siècle. Nous ne connaissons pas la date de sa naissance. Il fut sire de Grailly au bailliage de Gex sur les bords du lac de Genève, chevalier, vicomte de Benauge dont il fit sa résidence en Aquitaine et de Castillon, seigneur de Gurzon (Gurson en Dordogne), de Flex (le Fleix en Dordogne), du Puy, de Châlus (de Puy Châlus en Dordogne), de Ville-la-Grand en Genevois et de Rolle sur le lac de Genève, Sénéchal de Gascogne puis de Guyenne pour le compte des Anglais, et Sénéchal de Jérusalem au service du roi de Chypre. Il meurt en 1303. (voir Jean Ier de Grailly sur Wikipédia)

Jean III de Grailly (né en 1330 – mort le 7 septembre 1376), Captal de Buc,  est une figure emblématique de la Guerre de Cent ans. Lieutenant du Prince Noir , Connétable de la Guyenne anglo-Gasconne, il contribue à la victoire anglaise du Prince Noir à Poitiers en 1356 et fut l’éternel adversaire de Bertrand Dugesclin. Co-fondateur des Chevaliers de l’Ordre de la Jarretière, il en porte le n°4 (voir Jean de Grailly sur Wikipédia)

Archambaud de Grailly, oncle de Jean III, épouse en 1381 Isabelle de FOIX, cousine germaine de Gaston Fœbus, Comte de Foix , dont elle hérite . Le Comté de Foix, dépendant du roi de France Charles V, celui-ci, après de longues négociations, entérina l’héritage à condition que les enfants et descendants d’Archambaud de Grailly et Isabelle de Foix prennent le nom et les armes de Foix, ce qui fut effectif au début du XVème siècle.

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De la branche ainée Grailly- Foix, puis Foix, éteinte en 1714 par la mort du Duc de Foix cité par Saint Simon dans ses Mémoires, descendent, entre autres:

Catherine de Grailly-Foix épouse en 1448 Jean d’Albret, c’est l’arrière grand-mère d’Henri IV.

Marguerite de Grailly-Foix épouse en 1471 François II, Duc de Bretagne, dont la fille est Anne de Bretagne.

Roger de Grailly, frère d’Archambaud épouse en 1370 Anne de Canteloup. Il est à l’origine de la branche dite de Lavagnac, branche ainée actuelle depuis 1714.

Pierre de Grailly épouse en 1594 Isabeau Eyquem de Montaigne, nièce de Michel de Montaigne.

Joseph II de Grailly, de la branche cadette dite de Maubastit, épouse en 1732 Françoise de Gonthier. Il s’offre le Marquisat de Touvérac en Charente. Il a 2 filles, Françoise et Anne.

Hélie Henry de Grailly (1731-1793) épouse en 1759 Françoise de Grailly et s’attribue le titre de Marquis de Touvérac.

Henry de Grailly épouse en 1785 Anne Marie Michel de Saint Dizant (voir Panloy et son histoire).

Les terres de Touvérac sont confisquées et le château brûlé pendant la révolution.